Catarina

Définition et enjeux

P. Scudo,  Revue des Deux Mondes

“ Catarina, encore jeune, était une très jolie personne, d’une rare distinction de manières et de sentimens. Elle vivait d’une petite pension que lui faisait un riche sénateur dont son mari avait été le client. Son enfant, Lorenzo, était à la fois le charme et la grande préoccupation de sa vie. Une jolie tête blonde, de beaux yeux noirs, un visage qui s’épanouissait avec bonheur, et une peau d’un tissu si délicat que la moindre émotion la colorait d’un vif incarnat, telles étaient les qualités extérieures du jeune Lorenzo. ”
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Portrait de Gustave Planche Gustave Planche,  Revue des Deux Mondes

“ Catarina, mariée de bonne heure à Angelo, invoque chaque jour, comme une céleste vision, l’image adorée d’un jeune cavalier qu’elle avait connu autrefois et qu’elle a retrouvé dans un bal. Elle subit sans colère, mais non pas sans larmes, l’autorité impérieuse de son mari. Quoiqu’elle n’écoute jamais sans trembler la voix de son maître, elle garde pour le serment qu’elle a prononcé un respect religieux. ”
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P. Scudo,  Revue des Deux Mondes

“ Le plus souvent ces mots sans suite étaient ajustés sur une cantilène suave très répandue parmi les habitans de La Rosâ. Pieuse et dévote comme une Italienne, Catarina mettait un soin extrême à remplir le cœur de son enfant de principes consolateurs. Dans l’effusion naïve de son âme, elle ne cessait de lui répéter : — Lorenzo mio, il faut être obéissant et laborieux, parce qu’ainsi l’ordonne celui qui est mort pour nous. Oh ! c’est qu’il aime bien les petits enfans, notre Seigneur Jésus-Christ ! Et quand ils Sont sages et qu’ils disent bien leurs prières, il les reçoit en paradis ? ”
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