Joseph Bouchardy

Résumé

Joseph Bouchardy Gaspardo le pêcheur

RAPHAËL. Autrefois, mon père, j’aimais d’amour une jeune fille belle et pure, la sœur de Piétro... nous devions nous unir au prochain jour de Noël, et je rendais grâce à Dieu ; mais le gouverneur Visconti a séduit et déshonoré ma fiancée, je n’ai plus de grâce à rendre. Raphaël le laboureur n’a plus rien à espérer.
PIÉTRO. Frère ! ton espoir et ma gaîté reviendront le lendemain de la vengeance !
RAPHAËL. Ta gaîté, peut-être... mon espoir, jamais !
CATARINA. Pauvre Raphaël !
LE PASTEUR. Il y a dans le ciel une justice égale pour tous, mes enfans...
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Joseph Bouchardy Gaspardo le pêcheur

Il y a, Gaspardo, des liens entre les époux, que la mort seule doit briser.
GASPARDO. Que tu mérites bien tout l’amour que peut contenir le cœur d’un homme !... Que tu es belle !... Si le gouverneur t’approchait !...
CATARINA. Dieu nous gardera d’un si grand malheur, tant que tu seras près de moi, Gaspardo... éloignons ces tristes idées... (Approchant un escabeau.) Asseyons-nous près l’un de l’autre... et parlons de notre enfant... de son avenir...
GASPARDO. Raphaël et Piétro m’attendent à la taverne ; il est l’heure, je vais partir.
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Joseph Bouchardy Gaspardo le pêcheur

CATARINA. Chaque jour, les prêtres prient pour vous, monseigneur.
VISCONTI. Oh ! je donnerais toutes leurs prières pour une seule de vous, qui remplissez ma pensée ; car, tandis que la femme du peuple oublie son souverain, le souverain se souvient de la femme du peuple. Je suis sans cesse occupe de vous, Catarina ; je maudis votre passé ; je vous plains dans le présent, et je lis dans votre avenir ; dans le passé, je vous vois cruellement jetée aux mains du grossier Gaspardo.
CATARINA. C’est moi qui l’ai choisi, monseigneur.
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