François-Joseph Gastu

Résumé

François-Joseph Gastu Lettres au "National" sur l'Algérie… (1881)

Il ne peut donc y avoir qu'un intérêt qui porte ainsi les organes des anciens partis à méconnaître les enseignements de l'expérience. Cet intérêt, quel peut-il être? Nous allons essayer de le démêler.
Les anciens partis regrettent naturellement leur influence perdue, et pour la ressaisir, ils rêvent de dictature. Préconiser le retour au régime militaire, vanter les avantages de remettre entre les mains d'un homme d'épée les pouvoirs civils, équivaut à une réhabilitation de la dictature, pour laquelle le pays a une invincible répulsion.
Source : Gallica

François-Joseph Gastu Lettres au "National" sur l'Algérie… (1881)

Il y a entre le régime de la loi et celui des décrets la même différence qui existe entre le gouvernement du pays par le pays et le gouvernement de la bureaucratie. Dans une société où dominent le respect du droit et le souci de tous les intérêts, le pouvoir législatif est distinct du pouvoir exécutif. La loi est l'oeuvre des mandataires de la population.
Source : Gallica

François-Joseph Gastu Lettres au "National" sur l'Algérie… (1881)

Mais pendant et après la conquête, une société nouvelle s'est formée en Algérie sous l'influence de la civilisation moderne. Le principe du travail s'est substitué au principe de la piraterie intérieure et extérieure qui était le ressort du gouvernement des Deys. Dès ce moment, le régime civil est devenu une nécessité, parce que l'agriculture, le commerce, l'industrie, éléments essentiels de la vie sociale, ne peuvent être raisonnablement gérés que par une pensée civile.
Source : Gallica

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