Résumé

A. Cocquerel L'Algérie. Une Solution. Octobre 1860 (1860)

Qu'importe qu'un bureau arabe départemental succède à un bureau arabe militaire ? Que résulte-t-il de ce changement, si non, en l'état actuel, l'impuissance, l'impossibilité de percevoir l'impôt, faute d'un nombre suffisant d'agents, souvent moins de sécurité, faute d'une gendarmerie dont l'organisation devrait être complétée depuis longtemps, et dont l'insuffisance est démontrée chaque jour.
L'Algérie est pacifiée, les tribus les plus remuantes sont soumises; et ceci est l'honneur de l'administration
Source : Gallica

A. Cocquerel L'Algérie. Une Solution. Octobre 1860 (1860)

Pour contrebalancer l'influence obscure des bureaux, qui procède par inertie, il eut fallu des Conseils généraux très-puissants dans chaque province ; mais la discussion et le contrôle ne s'acceptent nulle part sans difficulté, et ils semblent à l'autorité, en Algérie, plus répulsifs que nulle part ailleurs.
En demandant la substitution de l'administration civile au pouvoir militaire, il faudrait donc s'entendre et bien préciser ses aspirations. L'administration civile doit succéder à l'autorité militaire, oui, sans doute, mais à la condition qu'elle sera contrôlée, surveillée
Source : Gallica

A. Cocquerel L'Algérie. Une Solution. Octobre 1860 (1860)

Les efforts du Ministre de l'Algérie sont incontestables, mais un décret peut n'être qu'une lettre morte si son application ne suit pas. Jamais ministère n'a rendu autant d'arrêtés, n'a publié de si nombreux rapports, et cependant la colonisation est loin d'avoir progressé depuis deux années : les affaires sont en souffrance, le commerce languit. L'Administration, hésitante dans sa marché, semble retirer d'une main ce qu'elle a accordé de l'autre ; et la population inquiète et irritée de ces promesses qui ne s'accomplissent pas, s'exagère peut-être
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature