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Résumé

R… w… S… t… H. Revue des Deux Mondes

Malgré ces souvenirs de haine et de vengeance qui sont une religion en Corse, malgré la chemise sanglante du mort suspendue au-dessus du lit de Pietro, malgré la balle de plomb qui l’avait tué, et qu’il avait juré de porter à son cou jusqu’à ce qu’il fut vengé, l’amour avait pourtant trouvé place dans le cœur du jeune homme. Peut-être, par un raffinement de vengeance italienne, l’idée de s’emparer ainsi des affections de la fille même de l’homme qu’il haïssait le plus, lui souriait autant que la jolie figure de Cecca
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Elle seule connaissait l’impénétrable asile où il s’était réfugié, et chaque nuit, lors même que le tonnerre grondait sur sa tête, lorsque la pluie entraînait sous ses pas les pierres roulantes du sentier, lorsque les hauts pins, brisés par l’ouragan, s’abattaient sur son passage, Cecca n’en montait pas moins l’âpre sentier qui menait à la retraite de Pietro. Si le vent était fort, si la pluie était froide, elle n’en savait rien.
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Tire, lui dit-il, en lui montrant du doigt un ennemi qui s’avançait, tire comme la vraie femme d’un Corse, et ne manque pas ton coup. Le coup ne manqua pas, l’homme tomba. Je suis vengé, s’écria Pietro avec une joie féroce, Cecca, c’est ton père ! L’infortunée n’en entendit pas davantage ; le ciel prit pitié d’elle sans doute et lui déroba le sentiment de son malheur.
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