Le Blond, d’Alembert

Résumé

Le Blond, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

En effet, si ces histoires ont quelque réalité, on doit sans doute les entendre dans le sens figuré du fusil à vent, qui est capable de porter un coup assez meurtrier sans faire un bruit considérable : car comme le bruit d’un fusil ne vient point de la couleur de la poudre, mais qu’il est une suite nécessaire de l’explosion subite dont elle est capable, on doit croire que toute matiere qui se dilatera avec la même vîtesse, qu’elle soit noire ou blanche, éclatera de même.
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Le Blond, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

La raison de cela est, que ni la balle, ni l’air qui la pousse, ne frappent jamais l’air extérieur avec autant de violence & de promptitude qu’une charge de poudre enflammée, dont l’explosion se fait toûjours avec une vîtesse extreme. Le fusil à vent se fait pourtant plus entendre dans un lieu fermé, que dans un endroit découvert, parce qu’alors la masse d’air qui est frappée, étant appuyée & contenue par des murailles ou autrement, fait une plus grande résistance.
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Le Blond, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Lorsque l’extrémité de l’arquebuse n’a point la forme d’une crosse de fusil, alors la machine a plûtôt la forme d’une canne que d’un fusil, & on l’appelle en ce cas canne à vent.
La soûpape ne demeurant ouverte qu’un instant, il ne s’échappe à chaque fois, comme on vient de le dire, qu’autant d’air qu’il en faut pour faire partir une balle. On place les autres dans un petit canal ou réservoir que l’on tourne par le moyen d’un robinet, pour les placer successivement dans la direction du petit canon, ou pour les déplacer si on ne veut pas tirer.
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