“ Louis Pichard, cordonnier à Juigné, connaissait Huet et Poulain. Il dépose que, dans les premiers jours de juin, deux hommes armés sont entrés chez lui, demandant des armes, Pichard refuse. On le menace de lui passer une baïonnette à travers le corps. Il veut alors , pour livrer ses armes, une décharge d'un chef quelconque. « Une décharge, lui dit un d'eux, j'en ai une au bout de mon fusil. » Toutefois on lui amena un jeune homme de la commune qu'on forçait de marcher. Il ouvrit un coffre, et Poulain, qu'il reconnaît parfaitement, prit un pistolet, les autres prirent d'autres armes. ”
Résumé
“Notice historique et condamnation à mort des chouans les plus célèbres par leurs attentats contre la sûreté de l'État, et suivie de détails d'assassinats, violences, horribles cruautés (12 décembre 1833). Terreurs des témoins qui ont déposé aux procès”, publiée en 1834, est une œuvre de . Des thèmes tels que Poulain, le fusil ou chouans y sont abordés.
Citations de Notice historique et condamnation à mort des chouans les plus célèbres par leurs attentats contre la sûreté de l'État… ()
“ Deux hommes se présentent à sa mère : " Vous avez des armes ! — Non. — Où sont vos fils? — En voilà un. — Ce n'est pas celui-là. — Il allaient le frapper ; elle dit : « Il y en a un là haut. » L'un de ces hommes monta, et dit au témoin : « Ah! te voilà! tu n'iras pas monter ton drapeau tricolore. » Le réfractaire Davy, resté en bas, vint à son secours. Gauthier se sauva et alla rejoindre le cantonnement de Saint-Julien-de-Vouvantes. Il a su depuis que c'était Poulain, dit Bri-es fer, qui l'avait maltraité. François Hériod, laboureur à la Jonchère, connaît Poulain, Huet et Cadot. ”
“ C'est avec un profond sentiment d'affliction que l'on a vu la foule se ruer contre des condamnés à lu peine capitale, et proférer des cris de mort qu'un acquittement ou une peine légère aurait tout au plus pu excuser. ”
