Résumé

F.-D. Demay La Rue Transnonain, ou la Royauté et ses défenseurs…

Rapides comme la foudre, des soldats, UN OFFICIER EN TÊTE, franchissent le second étage. Une première porte pleine, à deux battans, a cédé à leurs efforts, une porte vitrée résiste encore. UN VIEILLARD se présente qui l'ouvre . c'est M. Breffort père. « Nous sommes, dit-il à l'officier, des gens tranquilles, sans armes , « ne nous assassinez pas. » Ces paroles expirent sur ses lèvres; il est percé de trois coups de baïonnette; il pousse des cris. « Gredin , « dit l'officier, si tu ne te tais pas, je te fais achever. »
Source : Gallica

F.-D. Demay La Rue Transnonain, ou la Royauté et ses défenseurs…

Il est dans les armées , de ces mercenaires qui ne connaissent que celui dont ils reçoivent la solde, oubliant ainsi que cette solde est payée par le peuple; qui s'honorent de servir un homme, tandis qu'ils devraient se croire uniquement destinés à la défense de leur patrie ; qui volent aux ordres de celui qu'ils appellent leur maître, sans penser qu'ils se réduisent à porter une livrée plutôt qu'un uniforme, sans savoir que le plus vil, le plus odieux, le plus détestable des métiers est celui de satellite d'un despote, de geôlier de ses frères.
Source : Gallica

F.-D. Demay La Rue Transnonain, ou la Royauté et ses défenseurs…

Dans mon désespoir; je suppliais les soldats et l'officier qui était à leur tête de me tuer, leur disant que , puisqu'ils m'avaient ôté tout appui, ils étaient des lâches s'ils ne le faisaient pas. Je saisis même l'officier au collet, « Retirez-vous, dit-il... »
» Je me jetai sur les baïonnettes qui étaient devant moi, je les saisis pour m'en percer : c'était vainement, les soldats les détournèrent et s'en servirent bientôt contre M. Bouton, qu'en se baissant ils entrevirent sous une table : « Ah! vieux scélérat, crièrent-ils ,
tu n'as rien; attends, attends!
»
Source : Gallica

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