Giovanni Fiorentino

Résumé

Giovanni Fiorentino Revue des Deux Mondes

La vérité est que ce Buondelmonte qui loge en face, m’a plusieurs fois priée de vous faire un message de sa part, et que je n’ai jamais osé vous en dire un mot. — Eh bien ! que t’a dit ce maudit homme ? — Il m’a dit de vous dire qu’il n’y avait pas une personne au monde à laquelle il voulût tant de bien qu’à vous ; qu’il n’y a pas de chose qu’il ne fît pour vous, tant l’amour qu’il vous porte est grand, et qu’il attend de votre bon plaisir que vous le preniez pour votre plus fidèle serviteur, parce qu’il n’y a que vous à qui il veuille obéir.
Source : Wikisource

Giovanni Fiorentino Revue des Deux Mondes

Je vais pour un moment là-haut et je reviens à l’instant. — Va et reviens vite, dit la dame. Buondelmonte partit, ferma la porte de la chambre derrière lui, monta à ses appartemens, se déshabilla, se mit au lit auprès de sa femme et laissa Nicolossa toute seule. Comme elle attendait le retour de Buondelmonte, qui cependant ne rentrait pas, la peur commença à s’emparer d’elle, d’autant plus que l’histoire du bain lui revint à l’esprit. — Il n’y a pas de doute, dit-elle à part soi, il veut se venger.
Source : Wikisource

Giovanni Fiorentino Revue des Deux Mondes

Cependant il y avait une dame mariée à un Acciaioli, laquelle était bien la jeune beauté la plus fière qu’il y eût dans Florence. Elle avait nom Nicolossa, et un jeune Buondelmonte en était devenu éperdument amoureux. La dame ne pouvait faire un pas dans sa chambre, que le jeune homme ne l’épiât d’une de ses fenêtres, qui faisaient face à celles de sa voisine. Aussi arriva-t-il plus d’une fois qu’il la vit nue sortant de son lit pendant l’été. Buondelmonte étant plein d’amour pour cette dame, et se trouvant être ennemi juré de son mari, il ne savait que faire.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature