Joachim Ambert

Joachim Ambert

Résumé

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Le lieutenant-colonel Taillant… (1884)

On aperçoit vers le village des Quatre-Vents les Prussiens dressant leurs batteries. Tout à coup un obus décrit sa courbe et vient éclater dans la ville. Un silence se fait, puis vingt, trente, cinquante pièces font pleuvoir sur Phalsbourg des bombes, des obus et des boulets. Cette pluie de fer tombe sur les maisons en passant au-dessus des remparts. Le commandant ordonne de commencer le feu. Un boulet part, le premier, et tous les regards cherchent à le suivre : il tue un officier allemand, renverse une pièce et fait éclater un caisson.
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Le lieutenant-colonel Taillant… (1884)

On fait l'exercice sur la place. Les habitants qui ont servi, officiers en retraite et sous-officiers congédiés, se mêlent aux instructeurs. Le commandant Taillant se multiplie, encourageant les uns, calmant les autres, visitant les postes nuit et jour, augmentant les défenses, faisant dépaver les rues, réunissant tous les vivres, s'arrêtant devant les groupes pour exalter le courage par de patriotiques paroles, se donnant à peine le temps du sommeil et d'un repas plus que frugal ; il sait se faire aimer et admirer en même temps, car il est bon, doux et paternel.
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Le lieutenant-colonel Taillant… (1884)

Un sous-officier de la garnison a écrit ceci : « De ma vie, je n'oublierai ce cruel instant, les larmes coulent de tous les yeux; personne ne peut dire un mot, et c'est à peine si les hommes ont la force de répondre au dernier appel fait en France. Hommes, femmes, enfants, vieillards, se pressent autour de nous; nous ne formons plus qu'une immense famille, réunie dans une commune douleur. »
Source : Gallica

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