Scènes de la vie privée et publique des animaux… (1842)
“ Ce rêve, mon bonheur, avait été de si courte durée, que, quand je rouvris les yeux, rien n'était changé sur cette terre que j'avais cru quitter avec toi. La lune n'avait pas cessé de briller ni le ciel d'être pur. - Et j'étais seul encore, - et loin de toi encore, - dans ce monde où l'on ne sait que faire de son cœur. - Et rien ne troublait le repos de la nature endormie, si ce n'est pourtant le cri terrible de l'Oiseau de proie qui cherchait encore son butin de la nuit. - C'était là la seule réalité de mon rêve. Adieu, - et à toi ! Tout jeune il s'était trouvé orphelin. ”
