Résumé

Bakhtiar Nameh, ou Le favori de la fortune… (1805)

Abou-Saber d'un ton dogmatique et froid leur répondit : « La patience est le principe de ma vie et de mes actions ; c'est elle qui fait le charme de mes jours; elle me tient lieu d'amis et fait toute ma consolation. Qu'y-a-t-il de commun entre le roi et moi ? Je m'éloigne des grands et des affaires, et je n'ai aucune ambition. Je ne veux dans ce monde que ma tranquillité, et savourer à mon gré le sorbet de la patience, qui fait mes délices: d'après cela il ne m'est pas possible d'aller avec vous selon vos désirs. »
Source : Gallica

Bakhtiar Nameh, ou Le favori de la fortune… (1805)

O roi ! soyez le protecteur de ma faiblesse et de mon innocence, comme vous êtes le bienfaiteur de tous vos sujets ! Les peines et les chagrins ont assailli mon existence, et mon coeur est noyé dans la douleur !Cet homme n'est point mon époux; il n'est qu'un indigne ravisseur qui m'a enlevée de force sur le grand chemin : il ne m'a jamais eue pour femme comme il le prétend, et jamais je n'ai souffert les approches de ce scélérat : mon époux a, comme moi, le coeur navré de douleur, et je viens auprès de votre majesté demander justice et d'être affranchie de la tyrannie de ce ravisseur.
Source : Gallica

Bakhtiar Nameh, ou Le favori de la fortune… (1805)

Le destin est un juge suprême et sans appel. Je ne suis aucunement coupable, Dieu le sait, et à ce titre j'espérais pouvoir être déchargé de cette injuste accusation au tribunal auguste de votre majesté, et je me flattois d'être délivré de mes peines; mais hélas! il n'y a point de réfuge contre les ordres du destin. Je me résigne donc à la volonté divine , et je soumets ma tête à vos coups. C'est ainsi qu'un roi d'Arabie, malgré tous les efforts qu'il fit pour s'opposer aux decrets du sort, et en détourner les effets, ne put y réussir.
Source : Gallica

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