Pierre Lasserre

Pierre Lasserre

Résumé

Portrait de Pierre Lasserre Pierre Lasserre La morale de Nietzsche

Qu’est-ce qui fait adopter l’une plutôt que l’autre ? Qu’est-ce qui, pour une société, une famille humaine déterminée, assigne à chaque mode d’agir et de sentir son rang respectif dans l’échelle des valeurs morales ? Qu’est-ce qui qualifie le bien et le mal ?
Toujours la volonté de puissance. Tout critère d’estimation morale est au fond, pour ceux qui l’adoptent et le préconisent, un moyen de s’assurer la grandeur. Il s’inspire des conditions qu’il faut ou qu’il faudrait à une certaine catégorie d’hommes pour primer ; ces conditions, il les érige en norme, en idéal de la vie.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre Lasserre Pierre Lasserre La morale de Nietzsche

C’est dans l’homme qu’il observe la Volonté de puissance. Il voit en elle la cause première de tout ce que l’industrie humaine a ajouté à la nature. Il entend qu’à l’origine de tout ce qui s’est établi de durable, d’ordonné, de proprement humain dans l’humanité, il y a, non pas suggestion de l’instinct, non pas même commandement de la nécessité, mais fait de violence, de domination, de conquête, quelque chose d’imposé et de subi. Toute règle — intellectuelle, esthétique, morale ou politique, — signifie des instincts et impulsions rebelles mis sous le joug.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre Lasserre Pierre Lasserre La morale de Nietzsche

L’esprit pur ! écoutez bien ces mots, l’invention la plus raffinée de l’esclave — ces mots qui ont plus fait pour la ruine de la cité antique, que la torche du barbare. Écoutez-les en psychologue, et percevez tout ce qu’ils étouffent de pâle haine sous leur inoffensive apparence de préciosité métaphysique ! La morale des esclaves, c’est la revanche de l’Esprit pur.
« La révolution des esclaves dans la morale, écrit Nietzsche, commence lorsque le ressentiment devient créateur ».
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature