Résumé

Le comte de Chambrun : ses études politiques et littéraires (1889)

Mais ce n'est là que le premier regard des choses, il faut apercevoir les attaches intérieures et permanentes du christianisme et de la civilisation. L'oeuvre divine a été le rétablissement de l'union entre l'âme créée et le Dieu créateur. Reliée à l'origine absolue, éternelle, infinie de toute vérité, de toute pureté, de toute sainteté, l'âme a été renouvelée, rachetée, réparée. Alors, du fond d'elle-même, de sa propre substance, elle a fait sortir la lumière, la vérité, le bien, dans tous les ordres, dans toutes les œuvres et dans toutes les missions de la destinée humaine.
Source : Gallica

Le comte de Chambrun : ses études politiques et littéraires (1889)

« Des grands hommes, nous dit-il, je n'ai conservé sur les sommets de la
pensée, du génie, du goût, que les représentants des arts, de la poésie, du beau. Dix bustes alors se présentent seuls et sont demeurés debout : Shakspeare, Corneille, Molière, Dante, Beethoven, Bach, Gluck, Raphaël, Michel-Ange, Léonard de Vinci. » Certes, dira-t-on, voilà bien peu d'élus, dont il eût été facile d'augmenter la trop faible phalange. Mais nous n'avons pas le droit de nous récrier ici : chacun est libre de composer à son gré ce ciel idéal qu'il voudrait habiter en compagnie d'illustres amis de son choix.
Source : Gallica

Le comte de Chambrun : ses études politiques et littéraires (1889)

L'art est consolateur, écrit-il dans le Philosophe et la Muse. Sous sa forme la plus grande et la meilleure, celle de la nature, il avait charmé vers vingt ans et après la mort de ma mère, ma première vie ; aujourd'hui il allège le fardeau des choses et me fait société, en ma vieillesse, au seuil de mon tombeau, sous la forme de la musique. Elle est pour moi, à l'autre extrémité de l'esthétique,après la poésie, avant l'architecture, les sculpteurs et les peintres, l'expression souveraine de la beauté.
Source : Gallica

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