Charles Andler,
Nietzsche, sa vie et sa pensée
“ Comment Schopenhauer n’a-t-il que des sarcasmes pour cette illusion mystique ? C’est, dit-il, que l’amour, en perpétuant la vie, jette dans le monde la semence impérissable de la douleur. Est-ce une raison pour nier la valeur de l’illusion d’amour, quand elle n’aurait duré qu’un instant ? Parmi les bévues de l’hypocondrie schopenhauérienne, il n’en est pas de plus sombre. Elle aurait suffi à jeter Nietzsche dans les bras du musicien qui a chanté la noble douleur de Tristan et d’Yseult. Puis, une fois converti à Lamarck, il découvrira que cet idéalisme de l’amour peut être artiste à sa façon. ”
