Benjamin Constant,
Revue des Deux Mondes
“ Et sans Villers, je n’aurais pas la force d’y rester, même pour mon ouvrage, parce que sa conversation est le seul délassement que je puisse trouver ici. Mais cette triple combinaison me fait demeurer, quand bien des gens se sauvent. Il est vrai qu’ils mettent à eux un grand intérêt, et que je n’ai pas ce bonheur. Je ne puis guère craindre un avenir dont j’espère si peu : et les chances de la vie ne m’effrayent pas, parce que je n’en vois aucune de bonne. La seule chose pour laquelle j’aie et j’acquière chaque jour une invincible répugnance, c’est l’agitation. ”
