Filippo Tommaso Marinetti,
Poupées électriques
“ MARY Voilà que tu me reproches mon illusion enfantine (À ce moment, une rafale violente éteint les deux lampes) . JOHN (se précipite vers le balcon pour fermer les volets, en criant) : Pierre ! Jean ! Rosina !...Où sont-ils donc ?... Personne ne répond !... La maison semble absolument déserte !... MARY Je t’en supplie, John !... ferme les volets ! Nous allons être inondés !... JOHN (après avoir fermé les volets.) Mais je n’y vois guère !... Jean ! Pierre !... (Il s’approche, à tâtons, du divan, et, embrassant Mary, qui sursaute au baiser) : Ne tremble pas ainsi !... Tu as eu peur ?.. ”
