Florence Hubert, Le ménage Ernest : récits d'un prolétaire… (1882)
“ Dans le courant de l'après midi, Ernest et M. Mulliez firent ensemble quelques tours de jardin. Appuyé sur le bras de son ami le savant savourait le bonheur de vivre et souriait de nouveau à l'existence, déjà il ne conservait du passé que le souvenir d'un mauvais rêve. Le beau temps, les vins fins, l'excellent déjeuner avaient mis en gaîté toute la maison. Les enfants gazouillaient sous la gloriette où la cuisinière de M. Mulliez achevait d'enlever le couvert. Juliette contemplait ce tableau. Un coup de baguette de l'amitié avait transformé en un paradis cette maison si sombre le matin même. ”
