Résumé

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Chansons des trains et des gares

Parmi le serpolet, le thym,
Dans les clairières,
Laissez dormir jusqu’au matin,
Au clair de lune, les lapins,
Rangés en rond sur leurs petits derrières : —
Et laissez, combien loin des foules,
Et de tous ces fiacres qui roulent,
Et laissez, sans les éveiller,
Tous les poulets au poulailler,
Endormis, depuis très longtemps, comme des poules...
Non je ne suis, Mesdames, s’il vous plaît,
Ni votre lapin, n’est-ce pas, ni votre poulet ! —
Et chacune des dames mûres,
Mais cette fois toutes d’accord sur le même mot,
Murmurent
Le nom d’un animal nouveau :
— Veau !
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Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Chansons des trains et des gares

Au piquet, ou bien au bésigue, — et l’on devine,
Tant l’artiste, subtil, sut varier leur mine,
Ou joviale, ou bien chagrine,
Que l’un, en main, n’a rien du tout,
Et que l’autre a tous les atouts :
Comme art d’expression, la peinture est divine !
Pourtant plus que les curés, plus que le pêcheur,
Un spectacle me tenait au cœur ;
Quand j’arrivais une angoisse étreignait ma gorge :
Tout à l’heure,
Tout à l’heure, quand sonnera l’heure,
Le petit coq sortira-t-il encor de la grande horloge ?
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Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Chansons des trains et des gares

Car c’est le simple attelage de l’arroseur... —
Et Gaëtan, en attendant,
Cette attente l’énerve trop,
S’étend
Sur le divan profond comme un tombeau : —
Brrr... brrr... ces roulements... il rêve...
Brrr... brrr... brrr... sans trêve, sans trêve,
Des roulements emplissent son oreille :
Mais, quoi ? qui roule ainsi toujours ?...
Ce n’est pas toi, véhicule d’amour :
C’est le tambour, c’est le tambour,
Qui bat l’héroïque réveil !...
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