Franc-Nohain,
Les Chansons des trains et des gares
“ Parmi le serpolet, le thym, Dans les clairières, Laissez dormir jusqu’au matin, Au clair de lune, les lapins, Rangés en rond sur leurs petits derrières : — Et laissez, combien loin des foules, Et de tous ces fiacres qui roulent, Et laissez, sans les éveiller, Tous les poulets au poulailler, Endormis, depuis très longtemps, comme des poules... Non je ne suis, Mesdames, s’il vous plaît, Ni votre lapin, n’est-ce pas, ni votre poulet ! — Et chacune des dames mûres, Mais cette fois toutes d’accord sur le même mot, Murmurent Le nom d’un animal nouveau : — Veau ! ”
