E. Jurien de la Gravière

Résumé

E. Jurien de la Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ Changer les vergues et les mâts de hune, enverguer et déverguer les voiles, occupait presque exclusivement nos loisirs. L’amiral Lalande ne négligea pas ce point intéressant; il ne lui subordonna pas le reste. Son ambition portait haut : il aspirait ouvertement à disputer aux Anglais, non pas dans la guerre de course, mais dans la grande guerre, dans la guerre d’escadre, une suprématie séculaire. Je doute, en vérité, qu’il y fût parvenu : on n’en doit pas moins lui savoir un gré infini d’avoir ouvert son âme à de telles espérances. ”
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E. Jurien de la Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ La guerre n’a plus aujourd’hui les mêmes raisons d’être qu’autrefois. Tout nous inviterait à la supprimer : ne la dépouillons pas, du moins, de ce caractère chevaleresque qui est l’honneur des temps modernes et qui tend à prévenir, mieux que les traités, des rancunes éternelles.
Le capitaine Motard croyait avoir affaire à un navire de la compagnie : il venait, en réalité, de rencontrer une frégate anglaise, l’égale par le tonnage et par l’armement de la Sémillante, la frégate la Terpsichore, commandée par le capitaine William Augustus Montagne.
”
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E. Jurien de la Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ Je n’apprécie pas chez un peuple la hauteur d’âme qui laisse les héros mourir de faim.
Il est rare qu’on se relève sur-le-champ d’un mécompte aussi grave que celui qui venait de ternir la haute réputation de l’amiral Linois. La campagne, si heureusement ouverte à Bencoulen, ne fit plus que traîner languissante. Rallié à Batavia par la frégate l’Atalante, Linois s’achemina tout droit vers l’Ile-de-France.
”
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