Résumé

André Auzoux La dernière campagne de l'amiral de Linois… (1911)

Au point du jour, Linois n'aperçut aucun autre vaisseau que le chasseur qu'on reconnut pour un trois-ponts ; il appréhenda, mais trop tard, que ce bâtiment ne fît partie d'une division. Il parcourut les batteries du Marengo non, dit fièrement Kermel, pour recommander le courage, ce n'était pas nécessaire, mais le sang-froid et l'ordre.
A cinq heures vingt minutes, l'ennemi était à portée de voix; il héla, par trois fois, le Marengo ; puis, les deux navires ayant arboré leurs couleurs, le combat s'engagea vivement. Le London était supérieur comme force.
Source : Gallica

André Auzoux La dernière campagne de l'amiral de Linois… (1911)

Linois pouvait aller à l'île de France, mais, y parvenant sans prises, il devenait une charge, non seulement par le réarmement de ses navires, mais par l'augmentation des bouches. L'île de France pouvait être bloquée : alors, quelle serait sa situation ? arrivant à bout de vivres, il ne pourrait gagner, ni Batavia, ni Manille. Linois songea à Rio-de-Janeiro, mais ses notions sur ce pays lui permettaient de douter de ses ressources, et puis c'était une colonie portugaise : la guerre était rallumée, le Portugal était-il demeuré neutre?
Source : Gallica

André Auzoux La dernière campagne de l'amiral de Linois… (1911)

Incertain du moment où je pourrai me réunir à l'amiral Dekker, je fais toute diligence possible pour appareiller et tenter les chances de la mer. On croit qu'il y a dans ces mers orientales des détroits une division d'un vaisseau et de deux frégates; je tâcherai de les découvrir et de les combattre. Comme les Anglais ont beaucoup de points à garder, leurs forces doivent être nécessairement divisées, ce qui me laisse l'espoir de pouvoir , leur faire beaucoup de mal en me portant, successivement, à de grandes distances, dans les diverses parties des mers de l'Inde 3.
Source : Gallica

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