Résumé

Henri Blerzy Les Cartes géographiques des divers états…

Au temps d’Aristote, on en était déjà venu à considérer la terre comme un globe d’immense dimension isolé dans l’espace. On peut faire remonter à la même époque la division de la surface terrestre par des méridiens qui s’étendent d’un pôle à l’autre et par des cercles parallèles à l’équateur, et comme les contrées connues des anciens étaient supposées, peut-être à tort, s’étendre beaucoup moins du nord au sud que de l’est à l’ouest, les premières divisions reçurent le nom de degrés de longitude, et les secondes furent appelées degrés de latitude.
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Henri Blerzy Les Cartes géographiques des divers états…

Ce n’est pas en Europe seulement que la topographie faisait des progrès. Aux Indes, au cap de Bonne-Espérance, aux États-Unis, dans l’Amérique centrale et en Égypte, partout enfin où la civilisation s’est étendue, partout où la colonisation fait naître les routes, les chemins de fer et les canaux, le lever du terrain est considéré comme le début nécessaire des travaux publics. Or les grandes triangulations qui servent de canevas à la topographie sont précisément ce que le géomètre met en œuvre pour étudier la forme du globe terrestre.
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Henri Blerzy Les Cartes géographiques des divers états…

On sait, à n’en pouvoir douter, que l’aplatissement des pôles, tel qu’on l’a calculé jusqu’à ce jour, est exact à moins d’un centième près, tandis que l’aplatissement hypothétique de l’équateur n’a pu être déterminé qu’avec une approximation tellement insuffisante qu’il est même encore permis de douter que cet aplatissement existe. Au reste, il est assez singulier que ces calculs purement théoriques, qui signalent à notre attention particulière les méridiens de 12 et de 102 degrés de longitude orientale, reçoivent une première confirmation par l’aspect physique du globe.
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