Carl von Linné

Carl von Linné

Résumé

Portrait de Carl von Linné Carl von Linné Journal Œconomique

L’étourderie du coq de bruyere, quand il est en chaleur, nous a appris le tems & la maniere de le tirer. Le langage des bêtes nous a donné occasion d’imiter la voix des canards, des poules de bois, des coucous, des mésanges & le cri des chevreuils. Depuis que l’on a sçu que les lamproyes s’attachent aux pierres du rivage en les suçant, on a inventé des filets avec lesquels on peut raser ces pierres & en arracher ainsi ce poisson. La coûtume du brême de côtoyer les rivages dans le tems du fraye, a donné occasion à l’invention des nasses.
Source : Wikisource

Portrait de Carl von Linné Carl von Linné Journal Œconomique

On donne le nom d’Œconomie à la Science qui nous enseigne la maniere de préparer les choses naturelles à notre usage par le moyen des élémens. Ainsi la connoissance de ces choses naturelles & celle de l’action des élémens sur les corps, & de la maniere de diriger cette action à de certaines fins, sont les deux pivots sur lesquels roule toute l’Œconomie.
Source : Wikisource

Portrait de Carl von Linné Carl von Linné Journal Œconomique

En vain on fera venir des pays étrangers des plantes propres à la teinture pour en multiplier l’espèce chez soi, si l’on ne sçait pas en quel climat & en quel terroir chacune d’entr’elles vient sans le secours des hommes, & que l’on ne dirige point la culture sur les principes que fournit cette connoissance.
Comment un Œconome peut-il faire réflexion sur quelque plante en particulier, & comment peut-il découvrir quelque chose d’utile quand il ne connoît pas la nature des végétaux en général, quand il ne sçait pas les chercher, les augmenter & en faire usage.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature