Résumé

Académie royale des sciences Eloge de M. de Lamarck, lu à l'Académie des Sciences le 26 novembre 1832

La chaleur à elle seule est peut-être l’agent de la nature pour ces ébauches d’organisations : peut-être l’électricité lui porte-t-elle son secours. Qu’un oiseau, un cheval, un insecte même, pussent directement se former ainsi, c’est ce que M. de Lamarck ne croyait pas ; mais pour les corps vivants les plus simples, ceux qui se trouvent à l’extrémité de chaque règne, il n’y voyait aucune difficulté ; car une monade, un polype, sont, dans sa pensée, mille fois plus aisés à former qu’un embryon de poulet.
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Académie royale des sciences Eloge de M. de Lamarck, lu à l'Académie des Sciences le 26 novembre 1832

Ainsi tant d’hommes, devenus les lumières du monde, ont passé leur jeunesse. C’est trop souvent dans la pauvreté que naît le génie ; mais il a en lui-même un principe de résistance contre l’infortune ; l’adversité en est peut-être l’épreuve la plus sûre, et les jeunes gens dans le malaise ne doivent jamais oublier que Linnæus se préparait à être le réformateur de l’histoire naturelle, en recollant, pour les porter, les vieux souliers de ses camarades.
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Académie royale des sciences Eloge de M. de Lamarck, lu à l'Académie des Sciences le 26 novembre 1832

Un système appuyé sur de pareilles bases peut amuser l’imagination d’un poète ; un métaphysicien peut en dériver toute une autre génération de systèmes ; mais il ne peut soutenir un moment l’examen de quiconque a disséqué une main, un viscère, ou seulement une plume.
Cependant M. de Lamarck ne s’en était pas tenu à cette théorie chimique, à cette théorie des êtres vivants ; en 1802, dans son Hydrogéologie [12] , il y avait joint une théorie correspondante de la formation du globe et de ses mutations, fondée sur la supposition que tous les minéraux composés sont des débris de la vie.
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