Étienne Geoffroy Saint-Hilaire

Résumé

Étienne Geoffroy Saint-Hilaire Principes de philosophie zoologique

Il en est de même du pied, de la main, du crâne, etc. : il n’y a pas autant de crânes, de pieds, de mains, qu’il y a d’animaux. De même qu’il n’y a qu’un animal, il n’y a aussi qu’un sternum, qu’un pied, etc. Quelles que soient, en effet, les singulières métamorphoses de ces organes, il n’est pas difficile d’en démêler les diversités, d’apercevoir qu’elles se convertissent les unes dans les autres, d’en embrasser tous les points communs, et de les ramener à une seule et même mesure, à des fonctions identiques, enfin, à un seul et même type.
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Étienne Geoffroy Saint-Hilaire Principes de philosophie zoologique

En un mot, si par unité de composition, on entend identité, on dit une chose contraire au plus simple témoignage des sens ; si par là on entend ressemblance, analogie, on dit une chose vraie dans certaines limites, mais aussi vieille dans son principe que la zoologie elle-même, et à laquelle les découvertes les plus récentes n’ont fait qu’ajouter, dans certains cas, des traits plus ou moins importans, sans rien altérer dans sa nature.
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Étienne Geoffroy Saint-Hilaire Principes de philosophie zoologique

Ainsi, par exemple, l’oiseau, qui respire dans l’air et qui vole, a d’autres organes et d’autres appareils que le poisson, qui respire dans l’eau et qui nage. La vie de ces êtres est si différente, qu’il a fallu, pour la rendre possible, une organisation différente aussi. Si l’on descend aux animaux sans vertèbres, et si on les compare aux animaux vertébrés, toute apparence d’analogie disparaît. Ce sont des êtres nouveaux, construits sur un modèle spécial, composés d’organes particuliers, qu’ils possèdent à l’exclusion de tous les autres.
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