André Lichtenberger,
Mon petit Trott
“ Une demi-heure plus tard, maman sort du jardin escortée d’un splendide polichinelle. Trott ne se tient pas de joie. Il admire la bosse de son ventre et se tord le cou pour admirer celle de son dos. Il fait claquer ses petits sabots, plante son bicorne sur l’oreille, s’épanouit à contempler sa bigarrure rouge et jaune. Il se respecte, s’adore, se vénère. Mme Le Corbeiller demeure tout près. On ira à pied. Pendant le chemin, Trott sautille, danse, crie, chante, pétille comme un champagne mousseux : il a le diable au corps. ”
