Résumé

Georges Polti Les trente-six situations dramatiques (1895)

Rivalité de proches (Proche préféré — Proche rejeté — l’Objet)
Ne semble-t-il pas d’abord que cette Situation va présenter dix fois plus d’attraits que la précédente ? l’amour, ô Français, ne s’y joint-il pas en effet, ainsi que la jalousie ?... Les grâces de l’être aimé vont fleurir parmi le sang en lutte contre lui-même ; que d’hésitations effrayées, que de perplexités et d’inaudaces à avouer une préférence, de peur de déchaîner d’impitoyables rages !
Source : Gutenberg

Georges Polti Les trente-six situations dramatiques (1895)

C’est du machiavélisme pur : obtenir la mort de la seconde victime en la faisant punir à tort du meurtre de la première ; ajoutez à cela la parenté la plus étroite entre ces deux victimes et le juge trompé, et vous aurez toutes ces émotions réunies : apprendre la mort d’un proche, — croire à une haine impie entre deux proches, — croire même à un second cas de ce crime, aggravé cette fois du dessein de révolte, — enfin être forcé de frapper un être aimé, cru coupable.
Source : Gutenberg

Georges Polti Les trente-six situations dramatiques (1895)

Quant au malheur final, il affectera bien des aspects, puisqu’il frappe, tour à tour, en notre personne ou dans celles que nous aimons, l’être physique, moral ou social, que ce soit en détruisant les plaisirs ou les biens, la puissance ou l’honneur.
Dans cette situation, l’Instigateur, qui n’est pourtant pas essentiel, peut devenir digne de figurer même le protagoniste : telle était Médée dans Pélias. C’est peut-être la plus belle attitude qu’on puisse donner au « traître » ; qu’on se figure Iago devenu d’un drame le principal personnage !
Source : Gutenberg

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