Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Didon
“ Quand ce même Ilion subsisterait encor, Dans les tombeaux de l’onde iriez-vous chercher Troie ? Attendez que des mers le ciel ouvre la voie ; [950] Et puisqu’il faut, enfin, vous perdre pour toujours, Que je vous perde, au moins, sans craindre pour vos jours !énée. . À vos désirs, aux miens le ciel est inflexible. Hélas ! Si vous m’aimez, montrez-vous moins sensible. Obéissez en reine aux volontés du sort. [955] Rien ne peut des Troyens modérer le transport Effrayés par l’oracle et pleins d’un nouveau zèle, Ils volent, dès ce jour, où le ciel les appelle. ”
