Paul Landormy

Élements biographiques

Paul Landormy,  La Vie de Schubert, par Paul Landormy… (1929)

“ Vous voulez être des artistes ? Vous êtes des mirlitons , des ménétriers , tous tant que vous êtes ! – Moi , je suis un artiste . Je suis Schubert , Franz Schubert que tout le monde connaît et appelle par son nom , Schubert qui a fait quelque chose de grand et de beau que vous ne comprenez à peu près pas , – et qui fera encore plus beau ! des cantates , des quatuors , des opéras , des symphonies ! Car je ne suis pas seulement un compositeur de tyroliennes , comme on le dit dans des journaux stupides et comme le colportent des imbéciles . – Je suis Schubert ! Franz Schubert ! ”
Source : Gallica

Paul Landormy,  La Vie de Schubert, par Paul Landormy… (1929)

“ Leurs âmes s' évadent ensemble , au son de la musique , vers les pays du rêve . Schubert est au piano ; Kathi est assise à côté de lui , silencieuse , le corps penché en avant , comme si les sons l' entraînaient à leur suite . Sa poitrine se soulève , haletante . De légers mouvements de ses paupières et de ses lèvres laissent deviner son émotion profonde . « Arrête ! » est -on sur le point de crier au compositeur , lorsque des accents trop douloureux semblent la jeter dans l' angoisse . ”
Source : Gallica

Paul Landormy,  Brahms

“ Son affection pour le jeune artiste est autant d’une mère que d’une amie : « Je l’aime comme un fils », dit-elle. Elle voudrait le marier ; elle sent qu’il a besoin d’un foyer ; elle le lui dit en 1862 : « Tu es jeune encore, tu trouveras ton repos. Tu te marieras, tu trouveras ton bonheur. » Elle revient souvent sur ce sujet : « Prends donc une jeune et jolie femme, avec un peu d’argent ! Ce serait délicieux ! » Vraiment si l’amitié de Clara Schumann pour Brahms fut quelque peu teintée d’amour, c’est d’amour bien pâle et bien peu exigeant [9] . ”
Source : Wikisource

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