Résumé

Portrait de Willy Willy Lettres de l'ouvreuse : voyage autour de la musique (1890)

Je n'ai pas la prétention de vous apprendre Esclarmonde, monsieur le Directeur. Si j'en sais quelque chose de plus que ce que m'a révélé notre exécution, je le dois à une indiscrète et gentille camarade – de l'Opéra-Comique, celle-là ! C'est une sorte de Bottin musical, une Histoire du siècle où semblent avoir collaboré tous les Gervex de l'harmonie, une Revue de fin d'année pour quelque Cluny supérieur, où tous les maîtres sont
représentés, de Meyerbeer à Wagner, de Gounod à Massenet lui-même – car cet habile homme excelle dans l'art d'accommoder ses restes.
Source : Gallica

Portrait de Willy Willy Lettres de l'ouvreuse : voyage autour de la musique (1890)

Encore un de ceux que j'abomine, ce type du critique ignorantissime, qui prétend en musique, en littérature, en tout, et n'entend rien à la musique, rien à la littérature, rien à rien. Le pauvre se prend pour un fin connaisseur et le répète à tout bout de chant, sans se douter que sa prose exhale la même odeur que les lambeaux de Richebourg ou de Montépin jetés en pâture par les patrons de son Petit Journal aux habitués de leur rez-de-chaussée.
Source : Gallica

Portrait de Willy Willy Lettres de l'ouvreuse : voyage autour de la musique (1890)

A Monsieur Charles Lamoureux.
LETTRES DE L'OUVREUSE
LETTRES DU CONCERT LAMOUREUX
I
Monsieur le Directeur d'Art et Critique,
Trahie par un perfide, j'ai dû, jeune encore, dissimuler l'opulence de mes cheveux auburn sous le bonnet rose de l'ouvreuse, coiffure plus difficile à porter qu'un vain peuple ne pense, et que ma distinction naturelle a peut-être su rendre seyante. Il est toujours dur, pour une personne bien née, qui, j ose le dire, a reçu une éducation au-dessus de la moyenne, d'employer ses grâces
à la distribution des petits bancs.
Source : Gallica

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