“ Vous en avez, Madame, du côté du rang et de la naissance, qui vous font respecter de toute la terre. Vous en avez du côté des grâces, et de l’esprit et du corps, qui vous font admirer de toutes les personnes qui vous voient. Vous en avez du côté de l’âme, qui, si l’on ose parler ainsi, vous font aimer de tous ceux qui ont l’honneur d’approcher de vous : je veux dire cette douceur pleine de charmes dont vous daignez tempérer la fierté des grands titres que vous portez ; cette bonté toute obligeante, cette affabilité généreuse que vous faites paroître pour tout le monde. ”
Citations sur “mélomane”
Camille Bellaigue, À l’abbaye de Solesmes
“ Mettez en elles, Seigneur, par le don de votre esprit, la modestie prudente, la bonté sage, la douceur grave, la liberté chaste. Que leur amour soit brûlant et qu’elles n’aiment rien que vous. Qu’elles vivent louablement et qu’elles ne souhaitent pas la louange. Que dans la sainteté de leurs corps et la pureté de leurs âmes elles vous glorifient. Que par amour elles vous craignent et qu’elles vous servent par amour. ”
Molière,
Oeuvres de Molière
(1868)
“ Ou, pour mieux expliquer ma pensée et la vôtre, Lequel doit plaire plus d'un jaloux ou d'un autre. ORANTE. Pour moi, sans contredit, je suis pour le dernier. CLIMÉNE. Et, dans mon sentiment, je tiens pour le premier. ORANTE. Je crois que notre coeur doit donner son suffrage A qui fait éclater du respect davantage. CLIMÉNE. Et moi, que si nos voeux doivent paraître au jour, C'est pour celui qui fait éclater plus d'amour. ORANTE. Oui; mais on voit l'ardeur dont une âme est saisie Bien mieux dans le respect que dans la jalousie. ”
Louis-Simon Auger,
Oeuvres complètes de Molière
(1884)
“ VERTUMNE. Rendez-vous, beautés cruelles, Soupirez à votre tour. PALÉMON. Voici la reine des belles, Qui vient inspirer l'amour. VERTUMNE. Un bel objet, toujours sévère, Ne se fait jamais bien aimer. PALÉMON. C'est la beauté qui commence de plaire; Mais la douceur achève de charmer. TOUS DEUX, ensemble. C'est la beauté qui commence de plaire; Mais la douceur achève de charmer. VERTUMNE. Souffrons tous qu'Amour nous blesse; Languissons, puisqu'il le faut. TALÉMON. Que sert un coeur sans tendresse ? Est-il un plus grand défaut? ”
Nicolas Gobillon, La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)
“ Vous honorerez par ces pratiques la douceur du Fils de Dieu, qui, pour nous inspirer le goût et le désir de cette belle vertu, ne s'est pas contenté de dire à ses disciples : Soyez doux, mais, par un témoignage particulier de son amour, a dit : Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur (1) : nous enseignant que comme le propre de l'amour est de se rendre semblable à la personne aimée, aussi, si nous l'aimons, nous serons doux, à son imitation. Toute sa vie est pleine d'exemples de cette vertu. ”
Albert Londres,
L’Âme qui vibre
“ Orphelins de l’Amour, c’est en vous que je mets L’Espoir de faire atteindre les plus hauts sommets À la bonté qu’en vain j’appelle en ma prière. VIII J’ai parlé de Bonté parce qu’elle est pour moi L’essence de mon âme. Ou, plutôt, que mon âme Est la toute bonté dans un corps qui la blâme. ”
Mathilde Bourdon, La bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque… (1869)
“ Dites si votre ambition aspire à quelque chose de plus solide, si vos intrigues et vos empressements ont une fin plus honnête ; si vos sentiments et vos hommages s'adressent à un objet plus fait pour les mériter ; si vous faites, enfin, un plus noble usage de vos facultés, en prostituant à la vanité, à l'intérêt, à l'amour profane, cet esprit que Dieu vous a donné pour le connaître et ce cœur qu'il n'a fait sensible que pour en être aimé ? ”
Henry Fielding, Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…
“ Si vous avez, milord, le désir de mériter ma reconnoissance, il n’en est qu’un moyen. — Votre reconnoissance, ô céleste créature ! ne proférez pas ce mot. Je ne puis rien faire pour vous que vous ne méritiez, rien qui ne me cause trop de plaisir, pour laisser une place à votre reconnoissance. — Je le répète, milord, vous pouvez mériter, non-seulement ma reconnoissance, mais mon estime, mais tous mes vœux pour votre bonheur ; vous le pouvez, même sans peine : un cœur généreux n’en doit éprouver aucune à exaucer ma prière. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Ce n’est pas que je me plaigne de toi, ô Poésie, mère de beauté et de salut ; seulement il est à plaindre celui-là que, sur la limite des mondes en germe et des mondes en ruine, tu tiens enchanté par le souvenir ou par le pressentiment, Car tu ne perds que ceux qui se sont voués à toi et se sont faits les organes de ta gloire. ”
René Benjamin,
Chronique d’un temps troublé
“ Qu’est-ce qui m’arrive ? Une occasion d’admirer et d’aimer. J’ai fait la connaissance d’un être supérieur et charmant. Il a convaincu mon esprit en touchant mon cœur, et je me dis : « Si c’était le salut ? » ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ VALENTIN. — Oui, ami Protée; mais ma vie est bien changée maintenant. J'ai bien fait pénitence pour mes mépris de l'Amour; son impérieuse royauté me les a fait payer par des jeûnes rigoureux, des gémissements de repentance, des larmes pendant la nuit, des soupirs d'angoisse pendant le jour. Pour se venger de mes mépris, l'Amour a chassé le sommeil de mes yeux asservis, dont il a fait les gardiens des souffrances de mon propre cœur. O mon gracieux Protée, l'Amour est un maître puissant ! ”
Fredrika Bremer,
Les voisins (2e édition)
(1861)
“ Puissiez-vous être aussi heureuse que vous êtes pure et bonne ! Mais, — et ici sa voix baissa encore, — quand vous êtes portée sur la main des anges, — priez pour ceux qui n'ont pas de paix, qui ne sont pas purs comme vous, — priez pour eux, — priez pour moi ! ”
“ Sois bonne et douce ; sois la divinité qui accorde sa beauté, son charme, sa splendeur et qui se laisse aimer ! Sois l’image de marbre, qui ne s’anime pas et demeure impassible quand le fervent s’exalte ! Sois le Dieu qui sourit — mais d’un sourire exquis, de bonté, de pitié, d’orgueil peut-être aussi, d’être tant adoré !... ”
Anatole France,
La Révolte des anges
(1914)
“ Cependant elle avait retrouvé, avec la correction de sa mise, la dignité de son attitude. Elle se leva, pleine de pudeur et de grâce, et tourna sur son accusateur un regard qui exprimait à la fois la vertu qu’on offense et l’amour qui pardonne. ”
Edouard Pollet, Harmonies du coeur, ou Deux épreuves de l'amour (1847)
“ Promets d'éteindre enfin cette flamme adultère, Blasphème de l'amour, scandale de la terre, Que tu préféras, monstre, au sublime bonheur D'aimer avec constance un chaste et noble cœur ! Promets d'anéantir cet esprit de vertige, Étrange déité dont l'odieux prestige Te mit contre toi-même un poignard dans les mains! Promets tout pour fléchir le juge des humains! Peut-être obtiendras-tu quelque grâce dernière : L'Éternel est si bon! un prêtre à ta prière Prononcera sur toi pour finir tes regrets : « Vos péchés sont remis, mon fils, soyez en paix! » ”
Anne-Séraphine Boulier, Annales du Monastère de la Visitation de Dijon… (1854)
“ Elles poussent la perfection de la charité jusqu'à trouver de véritables délices dans toutes les mauvaises humeurs du prochain. XLVI. Si la charité est l'ame des vertus, la douceur en est la crème. Je sais qu'il y a une douceur fade, qui, étant le fruit de la mollesse, doit être considérée comme un défaut. Mais la douceur en tant que vraie vertu fait tout avec force et suavité, et répand un parfum de grâce sur toutes les actions de la vie. ”
Paul de Molènes, Histoires intimes, par Paul de Molènes (1860)
“ Comment donc devais-je traiter celle qui m'a fait connaître de. cette flamme divine tout ce qu'une âme peut enfermer? Rejeter dans le néant un être que j'en avais tiré pour en faire mon bien, ma joie, mon trésor; rendre à toutes les misères , à toutes les abjections de la vie celle à qui j'avais donné l'hospitalité dans mon coeur, cela m'eût été impossible. Madame, un certain Jacques de Mesrour, avant de se croiser, laissa tout ce qu'il possédait aux pauvres. J'ai fait pour mon amour ce que mon ancêtre fit pour la charité. ”
Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ À la fois l’exemple et l’honneur de ton sexe, réunissant à l’âme la plus sensible l’esprit le plus juste et le mieux éclairé, ce n’est qu’à toi qu’il appartient de connaître la douceur des larmes qu’arrache la vertu malheureuse. ”
C. G. T., Déclarations d'honneur, de tendresse et de mariage… (1798)
“ Tu te fais gloire d'avoir jette dans le feu sans les lire les excuses ou les apologies les plus véridiques et les plus touchantes, les explications les plus claires et les plus complètes. Tu me rejettes et tu me dénigres comme si j'étois homme à souiller à mon âge une vie qui, grâces au ciel, est jusqu'à présent intacte sur l'honneur. Pourquoi me forces - tu d'employer tant d'intermédiaires pour te faire parvenir mes gémissemens, mes regrets et mes prières? ”
Émile-Antoine Blampignon, Étude sur Malebranche, d'après des documents manuscrits… (1861)
“ STYLE DE MALEBRANCHE. 193 et s'entretenir avec eux-mêmes, c'est vous qui leur parlez et qui les entretenez ! Oui, lumière du monde, je le comprends maintenant, c'est vous qui nous éclairez, lorsque nous découvrons quelque vérité que ce puisse être ; c'est vous qui nous exhortez, lorsque nous voyons la beauté de l'ordre ; c'est vous qui nous corrigez, lorsque nous entendons les reproches secrets de la raison ; c'est vous qui nous punissez ou nous consolez, lorsque nous sentons intérieurement ces remords qui nous déchirent les entrailles, ou ces paroles de paix qui nous remplissent de joie... ”
Émile Blémont,
Gloires de France
(1924)
“ O Justice, ô Bonté suprême, Idéal divin que l'on aime Et que l'on invoque, lors même Que tout le nie et le dément, Laisserez-vous donc sur la terre, Dans un triste et cruel mystère, Notre humanité solitaire Se débattre éternellement? Mais si le ciel, hélas! est vide, L'Idéal pur aspire au jour En notre pauvre coeur avide De foi, d'espérance et d'amour. ”
François de Malherbe,
Œuvres poétiques
(1863)
“ La foi de ses aïeux, ton amour et ta crainte, Dont il porte dans l'âme une éternelle empreinte, D'actes de piété ne pourront l'assouvir ; Il étendra ta gloire autant que sa puissance ; Et n'ayant rien si cher que ton obéissance, Où tu le fais régner il te fera servir. Tu nous rendras alors nos douces destinées; Nous ne reverrons plus ces fâcheuses années Qui pour les plus heureux n'ont produit que des pleurs. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits littéraires, Tome II
“ Il s’exhale de tout ce passage un sentiment de tendre respect et comme d’adoration enthousiaste pour les choses enchanteresses et désintéressées de la vie humaine ; chaque accent s’élance d’un cœur que pénètre le culte du talent, de la poésie et des grâces. ”
Léonard Hansen, Vie de sainte Rose de Lima, vierge… (1866)
“ Seigneur, quand donc les hommes vous aimeront-ils comme vous méritez de l'être. Jusqu'à quand supporterez-vous les offenses et les irrévérences des pécheurs. Oh ! qui fera connaître à toutes les créatures l'amour dont vous êtes digne. Quand les hommes comprendront-ils que vous devez être aimé à cause de vous-même, et non par la crainte des châtiments ou l'espoir des récompenses? ”
“ Ils m’ont enlevé mon manteau, ceux qui gardent la muraille. 8 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ?... Que je suis malade d’amour !LE CHOEUR. 9 Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, pour que tu nous conjures de la sorte ?L’ÉPOUSE. 10 Mon bien-aimé est frais et vermeil ”
Auguste Payan d'Augery, Vie de M. l'abbé Plumier, aumônier des orphelines de la Providence à Marseille… (1865)
“ Ce qu'on pouvait deviner de son cœur montrait en lui une admirable conformité au vouloir divin, un amour profond, établi dans la raison et dans la volonté bien plus que dans le sentiment, pour les humiliations et les souffrances de Notre-Seigneur qu'il regardait comme la source où il faut tout puiser. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ N’est-ce pas ressembler un peu aux anges chargés de ramener les coupables à des sentiments meilleurs, n’est-ce pas créer que de purifier un pareil être ? Quel allèchement que de mettre d’accord la beauté morale et la beauté physique ! Quelle jouissance d’orgueil, si l’on réussit ! Quelle belle tâche que celle qui n’a d’autre instrument que l’amour ! ”
O. V. de L. Milosz,
L'Amoureuse Initiation
(1910)
“ Combien vous êtes plus près du cœur de Dieu ! O docile harmonie des grands vols migrateurs, là-bas au plus voilé du ciel marin, quel esprit d’ordre et de beauté t’anime ! Êtres vils et cruels, puanteur de la création ! Quand nous sommes trois, l’Amour est encore parmi nous ; mais que nous soyons trente, aussitôt l’autorité d’un maître terrestre s’impose. Et quand nous sommes cent mille, notre nom est État et notre vie abomination. ”
Dr François, Des nuits : poème (1836)
“ Est-ce la, lui dit-il, F effet de vos promesses, AU fuis d'lun vain plaisir la dangereuse ivresse, L'amour faible en naissant, pour éblouir nos yeux , Revêt de la vertu le charme gracieux, Sous les dehors trompeurs d'une ardeur ingénue D'abord en folâtrant, dans les cœurs s'insinue ; Mais dès qu'ilv est vainqueur sa voix change de ton, Des charmes les plus forts il trouble la raison,. Il inspire a nos cœurs séduits par la mollesse Le désir de briller au sein de la paresse; Alors, malgré l'honneur, dans un cœur combattu, Il détruit le courage, et même la vertu. ”
H. Burel, Une âme soeur d'Eugénie de Guérin… (1902)
“ De là naît la modestie virginale, sorte de virginité extérieure et apparente, doux reflet de la pureté de l'âme sur la physionomie et dans tout le maintien. La modestie est une vertu qui compose, avec bienséance, tous les mouvements extérieurs : le parler, le marcher, les regards, la tenue, les gestes et tout ce qui est du maintien du corps. Cette modestie, chez la vierge chrétienne, revêt un parfum de pureté, qui pénètre l'âme, calme les passions, et fait aimer la vertu. ”
George Sand,
Antonia
(1863)
“ Je vous connais, madame, par vos bontés, par vos grandeurs d’âme et vos délicatesses de cœur. Il faudrait être sourd pour ne pas vous connaître, aveugle pour ne pas vous comprendre, et une affection, une bénédiction de plus ou de moins autour de vous ne peut pas vous étonner, pourvu qu’elle soit humble et à jamais prosternée. ”
Jean Bertaut,
Les Œuvres poétiques de M. Bertaut
“ En adorer la gloire et l’aimer sainctement C’est une pieté qui dessert recompense. Or les dieux qui sans cesse exercent leur clemence Ne jettent pas les yeux sur l’erreur seulement : Ains plus prompts au loyer que prompts au chastiment, Regardent le merite aussi bien que l’offence. Vous donc, race des dieux, que nous autres mortels Adorons en voyant, et qui sur vos autels Sentez brusler nos cœurs d’une devote flame, Exercez envers nous la clemence des dieux, Et que le souvenir du merite de l’ame Vous face pardonner à l’offence des yeux. A M. PHELIPEAUX Aime la pour Phenix. ”
Olinde Petel, Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)
“ Contempler les grandeurs de la sainte nature, Écouter ce qu'à Dieu l'immensité murmure, Nous enivrer d'amour : Pour un pareil bonheur je donnerais ma vie, Dût-il, ô mon idole, à notre âme ravie Ne durer qu'un seul jour! ”
Prosper Mérimée,
Lettres à une inconnue
“ En réfléchissant à ce que vous m'avez dit aujourd'hui, j'arrive où m'avait déjà conduit une espèce de divination instinctive; assurément, mon plus grand ennemi ou, si vous voulez, mon rival dans votre cœur, c'est votre orgueil; tout ce qui le froisse vous révolte. Vous suivez votre idée, peut-être à votre insu, dans les plus petits détails. N'est-ce pas votre orgueil qui est satisfait lorsque je baise votre main? Vous êtes heureuse alors, m'avez-vous dit, et vous vous abandonnez à votre sensation parce que votre orgueil se plaît à une démonstration d'humilité. ”
“ L'AMOUR. Enfin, vous êtes seule, et je puis vous redire. Sans avoir pour témoins vos importunes soeurs, Ce que des yeux si beaux ont pris sur moi d'empire, Et quels excès ont les douceurs Qu'une sincère ardeur inspire Sitôt qu'elle assemble deux coeurs. Je puis vous expliquer de mon âme ravie Les amoureux empressements, Et vous jurer qu'à vous seule asservie Elle n'a pour objet de ses ravissements Que de voir cette ardeur de même ardeur suivie, Ne concevoir plus d'autre envie Que de régler mes voeux sur vos désirs, Et de ce qui vous plaît faire tous mes plaisirs. ”
George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ Mais, puisque vous avez le culte de la vertu, ne pouvez-vous, à l’exemple de celui dont vous me parliez tout à l’heure, vous y livrer, comme à la satisfaction d’un besoin inné ? Renoncez à l’amour, ayez le courage d’exercer la charité. ”
