Robert-Martin Lesuire, La courtisane amoureuse et vierge ou Mémoires de Lucrèce écrits par elle-même (1883)
“ A ces mots, il me présente un petit rouleau de louis d'or, qui me paraissait devoir en contenir vingt-cinq. — Oh! mon bon maître, lui dis-je en me mettant à ses genoux, gardez votre or, de grâce ; je ne mérite pas un si riche présent. Il s'agenouille lui-même pour me relever, en me serrant contre son cœur. — Ma chère Lucrèce, dit-il, ne me désobligez pas. Ce n'est point le prix de votre ignominie que je vous présente, c'est celui de votre gloire et de votre vertu. Regardez-moi, je vous prie, comme votre frère; en cette qualité je dois fournir au moins à vos plus pressants besoins. ”
