Pierre de Villiers, L'art de prêcher : poëme en quatre chants… (1858)
“ Quiconque prêche mal voit que sa honte éclate ; Contre lui l'auditeur est partout un témoin, Mais il trouve toujours un flatteur au besoin. Qu'un seul le loue, un seul l'autorise à se dire Tout aussi bon que ceux qu'on applaudit, admire; Il regarde en pitié leur applaudissement, Et croit que c'est cabale ou fol entêtement. Ainsi parle Crispin. Demandons ce qu'il pense De ce prédicateur dont la noble éloquence Et le rare talent font partout tant de bruit : Crispin hausse l'épaule. — «Il est vrai qu'on le suit, Dit-il, mais du public c'est fougue, c'est caprice.» ”
