Henri Vieuxtemps

Définition et enjeux

C.-J. Grand,  Vie populaire de Henri V... (1874)

“ Le bien que nous aurons fait, les larmes que nous aurons taries, ne le seront pas moins. Et quand nous n'aurions ravi à la douleur qu'un seul malheureux ! Henri, laissons-nous soupçonner sans regrets. Ta vie à venir nous justifiera, car tes vertus, les coeurs que tu auras soumis, voilà, mon frère, l'héritage que je réclamerai un jour! — Toi, répondit Henri, toi, Louise, ma soeur et toujours ma meilleure amie, tu partageras tout avec moi! mais peutêtre, hélas! ne sera-ce que la terre d'exil; peut-être y grandirons-nous, y vieillironsnous ”
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Nouvelles genevoises (1851)

“ Ce n'était là, toutefois, que les prémices de maux plus réels. Henri approchait de cet âge où naît dans le coeur une ambition plus légitime, et tout autrement impérieuse que celle de se distinguer ou d'obtenir de la gloire. Aimer, être aimé, connaître les joies d'un amour partagé et le bonheur d'une union intime et tendre, c'est le voeu de la nature et l'irrésistible penchant de tout mortel. Ce penchant, nul ne le trompe sans se dépraver! nul n'entreprend de le refouler, de le vaincre, sans se vouer à un long supplice dont l'âge amortit la souffrance, mais dont la mort seule est le terme. ”
Source : Gallica

Lucien Nass,  Pauvres docteurs ! : moeurs médicales

“ Et Henri qu'avaient tenaillé les désirs de ses sens exaspérés, Henri retrouva soudain, par le divin baiser de sa petite Suzanne, le calme et le repos. Comme un arbre que la tempête a violenté, et qui, le lendemain, se redresse sous la caresse bienfaisante du soleil éclatant, il oublia ses angoisses passées, et vécut tout près de l'aimée, grisé de bonheur, revivifié, guéri.
Combien sages ceux qui possèdent cette rare philosophie ! Aucune année de la vie n'est plus douce, plus clémente. Les fiancés qui s'aiment sont ineffablement heureux
”
Source : Gallica

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