René Brancour

Élements biographiques

René Brancour Offenbach : biographie critique… (1929)

L'idée de taquiner les dieux de l'Olympe ne trahissait pas un dessein profond. D'une farce improvisée par deux apprentis vaudevillistes, le lyrisme endiablé d'Offenbach sut faire une extraordinaire nouveauté. Et les auteurs d'Orphée aux enfers se trouvèrent avoir inventé un genre, sans l'avoir prémédité.
« La date d'Orphée est à retenir. Pour n'avoir rien eu de solennel, elle n'en est pas moins capitale dans l'histoire de notre théâtre. La bouffonnerie lyrique
Offenbach, dit M. Camille Bellaigue, « a le sentiment très pur de l'antiquité... John Styx y ressemble à l'Achille d'Homère ».
Source : Gallica

René Brancour Méhul : biographie critique... (1913)

Il était persuadé que l'expression musicale est une fleur suave, délicate et rare, d'un parfum exquis, qui ne fleurit point sans culture et qu'on flétrit d' un souffle; qu'elle ne réside pas dans la mélodie seulement, mais que tout concourt à la faire naître ou à la détruire : la mélodie, l' harmonie, le rythme, l'instrumentation, le choix des registres graves ou aigus des voix ou des instruments, le degré de vitesse ou de lenteur de l'exécution, et les diverses nuances de force dans l'émission du son...
Source : Gallica

René Brancour Méhul : biographie critique... (1913)

L'évolution... peu à peu se précise et nous vaut un des plus magnifiques, des plus vénérables, des plus précieux joyaux de notre trésor. Le sentiment de la nature, de la vie, tel qu'il est exprimé dans la souveraine partition de Joseph, caractérise essentiellement et splendidement une époque et un milieu. C'est ce qui assure à cette partition de haute noblesse et de rare beauté, longue existence et durable admiration... Dans ce sublime Joseph, qui reste son chef-d'œuvre, Méhul s'est mis tout entier avec sa tendresse et sa sensibilité, avec son bon cœur douloureux 1...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature