Résumé

Portrait de Vincent d’Indy Vincent d’Indy Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Ni un Mendelssohn, ni un Schumann, ni un Brahms n’osèrent prendre le douzième ou le treizième quatuor de Beethoven pour point de départ, comme Richard Wagner basa tout son système symphonique sur l’impérissable Neuvième Symphonie. Il fallait être un architecte de sons aussi sûr de lui que l’était César Franck pour entreprendre une telle rénovation de formes, tout en conservant au morceau une coupe générale classique.
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Le Quatuor en Ré Le premier mouvement de ce quatuor est très certainement la plus étonnante pièce symphonique qui ait été construite depuis les derniers quatuors de Beethoven. La forme, essentiellement nouvelle, consiste en deux morceaux de musique vivant chacun de leur vie propre et possédant chacun leur organisme complet qui se pénètrent mutuellement sans se confondre, grâce à une ordonnance absolument parfaite de leurs diverses parties.
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Je ne veux point, de peur d’abuser de la patience des lecteurs, parler des autres poèmes, Ruth, Rébecca, Psyché, des deux opéras Hulda et Ghisèle, des deux morceaux d’orchestre : Les Éolides et le Chasseur maudit, de la très belle Symphonie en ré, des compositions pour piano, avec des sons orchestrés, des neuf grandes pièces d’orgue, des mélodies et de la musique religieuse dont on trouvera la nomenclature chronologique à la fin de cette étude.
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