Résumé

Julie Delafaye-Bréhier Les Jumeaux de Saint-Cyr, ou l'Amour de l'étude… (1842)

Vous croyez cela, ma mère, repartit vivement l'enfant; mais détrompez-vous : les hommes instruits font aussi fortune, et ils acquièrent de la gloire par-dessus le marché. Oh ! si j'avais le bonheur d'obtenir l'une et l'autre, je n'en voudrais que pour vous mettre au-dessus de votre condition, vous, mon père et ma bonne marraine. Je n'aspire qu'à vous placer dans l'heureuse situation de Mme de Saint-Yves et de M. Philéas, qui n'ont autre chose à faire que de passer doucement la vie en répandant des bienfaits.
Source : Gallica

Julie Delafaye-Bréhier Les Jumeaux de Saint-Cyr, ou l'Amour de l'étude… (1842)

La nature appelle tous les hommes au bonheur et fort peu à la gloire.
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE.
Le chagrin nous oppresse d'autant plus que nous nous efforçons d'en contenir l'expression. Noël ne voulant point avoir l'air d'une victime, s'était étudié à ne laisser voir pendant sa visite qu'un visage serein, et même il s'était assez bien contenu en présence d'Adèle, quoiqu'elle eût indiscrètement éveillé en lui plus d'une sensation douloureuse ; mais à peine se vit-il en liberté qu'il soulagea son cœur par un tordent de larmes.
Source : Gallica

Julie Delafaye-Bréhier Les Jumeaux de Saint-Cyr, ou l'Amour de l'étude… (1842)

Et tu t'imagines qu'elle serait bien reçue?
— Pourquoi non? j'ai dit plusieurs fois à peu près les mêmes choses à ma marraine.
— Tu sais bien, Angélique, que- notre éducation ne se ressemble pas : madame Olympe te trouve toujours trop jeune pour
être raisonnable, et M. Philéas me trouve toujours trop vieux pour être enfant.
— Nous sommes pourtant du même âge, Salomon.
— Oui, mais nous ne sommes pas du même sexe. Tu peux t'impatienter pour rien, pleurer à la moindre égratignure, faire des folies et en rire, te passionner pour une belle robe, mépriser les sciences...
Source : Gallica

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