Clément Pansaers

Clément Pansaers

Résumé

Portrait de Clément Pansaers Clément Pansaers L’Apologie de la paresse

L’orbite du monde ?
Au Zénith, un amalgame de platitudes.
... La place de l’homme en ce monde ?
La platitude, qui se surpasse, se meurt et se survit.
Distingue autour de cette charrue...
Es-tu capable de discerner l’homme du bœuf ?
Le coolie aussi est un homme
et le rongé de vermine sous le porche de l’église
 (Quel blasphème au visage du sacré mutilé sur sa croix)
Et le braconnier, que les gardes-chasses traquent
et le forçat qui crache sa rancune
et qui se crève
— en râlant cent mille jurons.
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Portrait de Clément Pansaers Clément Pansaers L’Apologie de la paresse

Idiot ?
Vivre un mensonge alors
— toute sa vie...
... Non. Tu ne fais de tort à personne.
... Et s’il ne te plaise plus de mentir ?
Gare la loi, la justice, —
Prison, bagne !
Ils sont légion, ceux qui exècrent cette farce
fabuleuse...
... Tu veux t’évader ?
Inutile. Tu es libre.
Tu es la passante — la petite espiègle égarée,
qui ne connaît que le trottoir.
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Portrait de Clément Pansaers Clément Pansaers L’Apologie de la paresse

Crachat au visage de la civilisation ?
L’homme est un bœuf domestiqué
... pulmonaire, oui —
il crache ses bronches
— pourquoi pas à ton visage
— Cornac de la responsabilité !
Harmonie ? Divin utilitaire.
Écoute... J’entends la fanfare libertaire
de la mitoyenneté.
Équilibre ?
Étends-toi, affable cafard
qui crétinise la bête humaine.
La paresse t’infusera le bacille
de l’homogénéité.
Écoute...
Je sens le vrai équilibre.
Ta vérité n’est qu’une croyance utilitaire.
Expérimente —
L’expérience donne de l’abstraction la quintessence.
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