Alphonse Daudet

Alphonse Daudet

Résumé

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Les cigognes : légende rhénane (1884)

« Oh!
ce Waldmann. ce Waldmann. voilà qu'il recommence ses
avanies au pauvre monde !. » La mère Cigogne qui écoute de tout son bec allongé, comprend qu'il s'agit d'un très méchant garde-chasse
du Schwartzwald, domicilié maintenant de ce côté du fleuve, au carrefour des Quatre-Jumeaux, où il vit seul et redouté comme un ogre. Et le père Jacob indigné demandant : « Qui nous délivrera de ce bandit ? — Moi ! » répond la bonne Cigogne vengeresse.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Les cigognes : légende rhénane (1884)

Toutes les cigognes se penchent, se bousculent, allongeant leurs becs
au bord du toit; et la mère Cigogne, la plus sage et la plus forte, celle qui vole en tête du troupeau, commande aux autres: « Restez là. je m'en vais voir ce qui se passe. » Mais, comme le ramoneur a pris au plus court par le tuyau de tirage, quand elle arrive dans la rue, la bataille est déjà engagée, tous les voisins aux fenêtres avec leurs lanternes. L'étudiant a sa dague, mais Jacob a son balai dont il se sert si dextrement, que le grand rouge a la joue toute barbouillée de suie.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Les cigognes : légende rhénane (1884)

ARMI ces méchants, il en est un à qui le père Jacob en veut plus qu'à tous les autres. C'est un grand rouge, le lorgnon dans l'œil, une petite casquette sans visière, et une pipe en faïence qui n'en
finit plus. Ça s'appelle Rodolphe et ça se dit étudiant, si c'est étudier que de boire des chopes tout le jour dans les brasseries, et la nuit de
s'en aller par les rues, criant, chantant, cognant les portes, avec une haute dague luisante et des chiens danois mauvais comme des loups.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature