O Dupin

Résumé

O Dupin Le petit Noël (1869)

Les yeux de Maurice se voilèrent de larmes; il ramassa le pain, tout confus, pour le donner au petit garçon.
Celui-ci y mit aussitôt les dents, et ajouta : — Est-ce que vous en avez tous les jours d'aussi bon, monsieur?
- Oui, balbutia l'enfant.
- Vous êtes bien heureux.
Le gourmand fouilla dans sa poche; plus rien.
— Attendez, dit-il vivement, attendez.
Vite, il courut à la cuisine demander quelque chose de bon pour le ramoneur, on ne le crut pas, bien entendu; ce qui fit qu'il revint tête basse
vers son protégé.
Source : Gallica

O Dupin Le petit Noël (1869)

Celle-ci, après l'avoir embrassé, vit de suite qu'il avait fait quelque chose de mal. Les mères devinent tout, elles lisent sur le front de leurs enfants comme dans un livre grand ouvert.
— Qu'as-tu, Maurice? demanda madame de Vismaugeis à son fils, qui cachait l'objet de sa faute sous son bras. Allons, ne mentez pas, dites-moi la vérité.
- J'ai eu peur, répondit le petit garçon.
Source : Gallica

O Dupin Le petit Noël (1869)

Bonjour, Brigitte! s'écria l'heureux enfant, bonjour. Regarde donc dans mon grand sabot.
- Oh! que c'est mignon, mon trésor, répondit l'excellente femme; vous n'allez pas l'abîmer, au moins?
Et Brigitte, tout en parlant, habillait le petit garçon.
- Ce n'est pas du mauvais sucre, cela, reprit Maurice, en mettant son nez dessus.
Il sent très-bon. Oh! il doit venir de chez Je plus grand confiseur de Paris.
- Vous voyez, poursuivit la bonne, le petit Noël sait que vous êtes gourmand,
voilà pourquoi il vous envoie cette friandise.
Source : Gallica

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