Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Mendicité a Paris. — Saint-Denis Et Villers-Cotterêts

Cependant, il faut bien le dire, ce n’est point avec de telles mesures qu’on éteindra la mendicité. Si une société qui se respecte doit du pain aux infirmes, elle ne doit que la possibilité du travail à la paresse et à la fainéantise. Or ce sont là deux vices inhérens à la nature humaine ; les lois terribles des siècles passés, le bannissement, la marque au fer rouge, la déportation, les galères, ont vainement tenté de diminuer le nombre des mendians ; nos prescriptions plus douces, très prévoyantes et très humaines, n’obtiennent pas un meilleur résultat.
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La femme est plus résistante, elle sait mieux restreindre ses besoins. Se sentant maladroite et peu leste à la fuite, elle hésite à se mettre dans le cas d’être arrêtée ; elle recule devant la mendicité agressive, familière à l’homme ; elle subit moins l’abrutissement causé par les plaisirs violens, par l’ivresse, et garde une sorte d’esprit d’indépendance qui l’éloigne des dépôts de mendicité.
La maison de répression de Saint-Denis, où l’on envoie les mendians à l’expiration de leur peine, est le plus immonde cloaque qui se puisse voir.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Mendicité a Paris. — Saint-Denis Et Villers-Cotterêts

« Pauvreté n’est pas vice, » dit avec raison notre vieux proverbe ; mais entre l’indigence, qui est un malheur pour celui qu’elle atteint, et la mendicité, qui est un délit pour celui qui l’exerce, il y a une différence essentielle dont on ne tient pas assez souvent compte. La mendicité est tolérable, jusqu’à un certain point légitime dans les pays où nulle mesure collective n’est prise pour porter secours à la misère.
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