Résumé

Les Scandales de Saint-Pétersbourg… (1887)

Il y a à Saint-Pétersbourg, comme dans les autres grandes villes, des prostituées de haut et de bas étage, mais les hétaïres de grande marque, les demi-mondaines, ont comme les filles de la rue une vie qui les conduit fatalement a une décrépitude précoce, à une misère noire et a une mort lamentable sur quelque grabat.
La demi-mondaine qui traîne a sa suite des centaines d'adorateurs, qui force par son luxe et ses orgies lattention publique, qui scandalise et même
rend jalouse la femme honnête, la demi-mondaine est, comme on l'a dit plus haut, rarement fille de la misère.
Source : Gallica

Les Scandales de Saint-Pétersbourg… (1887)

Mais si une jeune femme honnête, avec un coeur pur, devient raisonnable de cette façon, la morale y perd beaucoup. Car cet état s'achète au prix de la mort du coeur, de l'extinction de tout élan noble et de cette naïveté touchante qui fait le charme d'une jeune épouse. La jeune fille naïve et simple se transforme alors en une femme rusée, devient en un mot une intrigante. Une femme « raisonnable » ne se mettra pas a pleurer si son mari fait la cour à une jeune fille.
Source : Gallica

Les Scandales de Saint-Pétersbourg… (1887)

A dire vrai, comme toutes les polices, elle n'est pas outre mesure délicate dans le choix des moyens. L'agent ne s'arrête devant rien pour découvrir un crime. Pendant l'interrogatoire des gens soupçonnés, on use de toutes les ressources ; souvent même on leur impose de vraies tortures physiques et morales. Pendant le célèbre procès de l'assassinat de l'impasse de Gouneff, l'accusée, Daria Sokolova, raconta au tribunal que l'officier de police qui l'avait interrogée, après l'avoir menacée, lui avait fait une déclaration d'amour et lui avait juré de l'épouser si elle avouait son crime.
Source : Gallica

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