Violences domestiques

Définition et enjeux

Onésime Masselin Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

La réciprocité n'existe pas en faveur du mari et cela est justice. En effet, un mari qui laisse violenter ou outrager sa femme par des parents, domestiques ou autres tiers, sans relever ces violences ou insultes et sans mettre dehors les auteurs, commet à l'égard de sa femme une injure grave. Le mari étant le protecteur légal et naturel de sa femme, il est inadmissible que, s'il n'approuve pas ou n'a pas commandé les insultes, il assure l'impunité à l'auteur.
Source : Gallica

William Lazenby Mémoires de Miss Coote

Je suis obligée d’avouer que j’ai vu de mes yeux, dans certaines familles où les parents sont d’un tempérament violent et irritable à l’excès, le père et la mère corriger leurs enfants avec la première chose, fouet ou corde, qui leur tombait sous la main.
Pour être efficace, les châtiments domestiques devraient toujours être infligés avec sang-froid ; toute marque de colère devrait être évitée comme susceptible d’émousser le respect dû à leurs parents par les délinquants.
Source : Wikisource

Francisco Ferraz de Macedo Crime et criminel : essai synthétique d'observations anatomiques… (1892)

Aussi coupable est le père qui, poussé par une cruauté préméditée et inqualifiable, roue de coups son jeune enfant innocent, comme la mère barbare qui, pour se voir libre d'une enfant qui l'ennuie, l'expose à toutes les intempéries et à une pneumonie mortelle; aussi coupable est l'époux qui, par force, par de mauvais exemples et des violences morales, corrompt le coeur irrésolu d'une épouse honnête et dévouée, comme la femme qui conduit sournoisement son mari à la mort en ne pas lui prodiguant ses soins pendant une maladie, ou en l'exposant à des commotions morales qui peuvent le tuer
Source : Gallica

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