Résumé

Charles Fitz-Gérald L'Individualisme, droit individuel et droit autoritaire (1870)

Tout ce que gagne une individualité quelconque est un gain pour l'humanité, et tout ce que perd un individu est une perte pour tous.
Le principe d'autorité est fondé sur la force et s'appuie sur la crainte, sentiment qui dégrade l'individu, engendre la haine, l'hypocrisie et la cruauté, et produit l'antagonisme, la guerre civile et étrangère, et la misère.
Le droit individuel est fondé sur la justice et s'appuie sur la conscience. Sa pratique élève l'individu, engendre la dignité de caractère, l'émulation et la fraternité, et produit la solidarité, la paix et le bien-être.
Source : Gallica

Charles Fitz-Gérald L'Individualisme, droit individuel et droit autoritaire (1870)

Le surplus ne sert guère qu'à lui inculquer un esprit d'obéissance passive contraire aux principes qui doivent animer le citoyen, et un esprit d'antagonisme avec le restant de la nation, qui font de l'armée un instrument docile de l'autorité et un danger permanent pour la liberté.
Si lourd que soit l'impôt du sang qui pèse sur la nation entière, il se fait sentir encore plus pesamment sur les marins. Pour eux, il n'y a ni tirage au sort, ni exceptions. Tous doivent le service, sans limite de durée, et tant qu'ils y sont aptes.
Source : Gallica

Charles Fitz-Gérald L'Individualisme, droit individuel et droit autoritaire (1870)

La guerre est le règne absolu de la force, la glorification du meurtre, le mépris souverain du droit, la démoralisation, l'asservissement par la terreur. La victoire est souvent plus funeste que la défaite. Une seule guerre est excusable ; c'est celle qui est strictement défensive, et ses effets, pour être inévitables, n'en sont pas moins funestes. Quant aux guerres motivées par un sauvage point d'honneur, elles sont plus absurdes encore de nation à nation que d'individu à individu.
Source : Gallica

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