Olivier Fourcade, De la Condition civile des domestiques (1898)
“ Notre convention n'enchaîne aucunement la liberté naturelle du domestique, et il faut restreindre les prohibitions de la loi aux hypothèses spéciales qu'elle prévoit. Puis, l'esprit de la loi justifie notre opinion : le Code a voulu protéger le serviteur contre de téméraires engagements; le maître qui s'engage, même pendant toute sa vie, à garder à son service tel domestique, n'engage pas sa personne, n'aliène pas sa liberté. Il lui est loisible, si les services du domestique ne lui conviennent plus, d'y renoncer, à charge toutefois de continuer à lui payer ses gages. ”
