Résumé

J. Robert Le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 et mon histoire de proscrit… (1884)

Après la cérémonie du baptême national établissant son état civil sous la dénomination de RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, tout le monde caressait la Petite Gueuse: les uns pour la bénir, la soigner et la faire vivre, les autres pour la maudire, l'étouffer dans ses maillots, l'étrangler au besoin, ou ce qui est beaucoup plus expéditif,... « pour l'assassiner comme au 2 Décembre 1851. »
A cette dernière date, je connaissais déjà bon nombre de personnages à Nérac et à Cauderoue que j'habitais alors, comme je l'ai dit, et « tous » affirmaient leur attachement à la République.
Source : Gallica

J. Robert Le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 et mon histoire de proscrit… (1884)

MON HISTOIRE DU PROSCRIT 263
Après nous avoir témoigné le plaisir ou la satisfaction hypocrite que lui donnait cet acte de clémence, d'un Gouvernement établi par l'assassinat et sanctionné par le crime, Debecker nous apprit que ces graces y comprit la mienne, étaient au nombre de « quatre vingt dix neuf ».
Il nous dit ensuite de hater nos préparatifs de départ, de manière à nous mettre en route le lendemain de bonne heure. Ne pouvant désirer rien de plus ni de mieux, chacun obéit donc à la consigne sans murmurer et sans une minute de retard.
Source : Gallica

J. Robert Le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 et mon histoire de proscrit… (1884)

Le Coup d'Etat et les Proscriptions du 2 Décembre 1851 sont les plus horribles événements politiques des temps modernes. Incomprise par les uns, méconnue par les autres, leur importance est en général reléguée dans l'oubli ou dans un vague souvenir.... et pourtant, il y a, dans « ces deux crimes monstrueux » une connexité frappante qui les rend inséparables et qui en fait un grave sujet d'étude.
Source : Gallica

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