Alfred Joubert

Résumé

Alfred Joubert,  La Conversion de la rente 4 1 (1893)

“ Or, le gouvernement a besoin de faire des économies, de très grandes économies, pour rétablir l'équilibre dans le budget et asseoir d'une manière stable l'assiette de l'impôt. Il faut donc que la conversion lui fasse obtenir le plus possible sans dépasser cependant une juste mesure. Tous les ministres des Finances, tous les rapporteurs du budget nous ont sans cesse bercés de cet espoir que le jour où le 4 1/2 p. cent disparaîtrait de la cote, comme a disparu le 5 p. cent, l'État paierait environ 78 ou 80 millions de moins chaque année à ses créanciers. ”
Source : Gallica

Alfred Joubert,  La Conversion de la rente 4 1 (1893)

“ A notre époque de démocratie parlementaire, où l'on ne cache rien, où l'on ne peut rien cacher, le gouvernement, qui n'est que la quintessence de l'opinion publique, n'a pas de motif pour tromper cette opinion sur les projets à l'étude, et nous avons vu que, souvent, au contraire, il l'a aussi justement qu'impartialement pressentie. Il ne peut donc y avoir de surprise à redouter de ce côté; lorsque le projet de conversion sera prêt, les intéressés le sauront en temps utile. ”
Source : Gallica

Alfred Joubert,  La Conversion de la rente 4 1 (1893)

“ Si le 3 p. cent perpétuel vaut, comme il semble probable, 99 francs ou 100 francs à l'époque de la conversion du 4 1/2, et que l'on offre aux porteurs de cette dernière rente du 3 p. cent à ce taux, quel intérêt aurontils à accepter l'échange? En matière de placement, ne l'oublions jamais, Je désir d'une plus-value sommeille au fond du coeur de tout capitaliste, quel qu'il soit; on ne regarde pas toujours au revenu, mais on s'attache toujours à la hausse, au gain possible, obtenu, soit par une poussée des cours, soit par un lot qui constitue à lui seul une véritable fortune. ”
Source : Gallica

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