Pauvre malade

Définition et enjeux

Jules Massé,  La santé du peuple (2e édition… (1850)

“ Quand vous soignez une personne qui vous est chère, si le médecin vous a fait part de ses inquiétudes, vous vous approchez imprudemment du malade avec la figure longue et triste, quelquefois même avec des larmes dans les yeux. — C'est une faute.
Le pauvre malade, qui voit tout à travers le verre grossissant de son intérêt personnel, est assez disposé déjà à s'inquiéter ; et quand il s'inquiète, tout son moral se détraque, et ce nouveau désordre complique malheureusement tous les désordres fonctionnels de sa maladie.
”
Source : Gallica

Jan van Ruusbroec,  Rusbrock l'Admirable (œuvres choisies…

“ S’il y en a dans le nombre de plus pauvres, de plus souffrantes, de plus abandonnées, que toutes vos préférences soient de ce côté-là, et voyez Dieu en elles, Dieu pour qui vous travaillez. Je vous supplie d’éviter l’ombre d’un mot, l’ombre d’un geste qui puisse impatienter un pauvre malade. Si la tristesse et la colère s’emparent de lui, montrez-lui, dans leur gloire céleste, ceux qui ont autrefois souffert, Dieu et les saints. Si le malade vous demande quelque chose, ne le faites pas attendre une minute. ”
Source : Gutenberg

Jules Massé,  Cours d'hygiène populaire. Tome 1 (1864)

“ Mais quand on rencontre un indigent vraiment malade, lorsqu'on arrive au chevet de la pauvreté terrassée par la souffrance, on ne peut se garder d'une émotion réelle, on ne peut fermer son cœur à des sentiments de commisération. Pauvre et malade ! malade et pauvre ! — C'est un de ces dilemmes en action qui enlacent et torturent, quoi qu'on fasse. — Si l'on n'était que malade, on pourrait se soigner et trouver quelque adoucissement à ses souffrances; si l'on n'était que pauvre, on pourrait travailler et supporter, sans en trop souffrir, de continuelles privations. Mais pauvre et malade ! ”
Source : Gallica

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