Jean-Paul Belin

Élements biographiques

Jean-Paul Belin,  L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

“ Suis-je près de décliner et de mourir ? De Vrai-je longtemps encore traîner cette inaction plus lourde qu'un boulet de forçat ? Les forçats, du moins, sont fixés sur le temps de leur peine... Ah ! mon Dieu, vous n'avez donc plus de pitié, ou vous ne voulez donc plus entendre les gémissements de vos victimes. Je me sens dans une oubliette. Mon âme est abandonnée dans une oubliette où aucune consolation ni aucun espoir ne parvient. Je ne sais même plus moi-même ce que je désire, et si je désire quelque chose. C'est la lassitude absolue, et c'est le désarroi. ”
Source : Gallica

Jean-Paul Belin,  L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

“ Qu'un infirme ait su tendre sa volonté, ramener la chaleur autour de lui, la gaieté, la joie de vivre, quand tout lui fait* sentir sa déchéance physique, ravive cette impression « d'être en marge des vivants, des valeurs ; un être diminué », quelle leçon pour nous, valides ! Quel encouragement pour vous, malades, qui vivez ces lassitudes et vous sehtez l'âme envahie de désespérance ! Et si comme lui, souvent, vous devez « marcher dans une brume froide, transi jusqu'au cœur, jusqu'à l'âme », ne trouverez-vous pas aussi les cimes radieuses, le soleil après cette brume éphémère ? ”
Source : Gallica

Jean-Paul Belin,  L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

“ Notre amitié, c'est la rencontre de nos âmes souffrantes dans la même foi, la même espérance, et la même charité. C'est pourquoi rien ne peut atteindre notre amitié, puisqu'elle ne repose pas sur un attrait physique inconstant, mais qu'elle est faite de raisons surnaturelles. Rien, si ce n'est l'abandon volontaire de la collective ascension. Pas la mort, en tout cas ; au contraire — puisque la mort c'est l'ascension terminée, les risques de chute définitivement abolis, les raisons surnaturelles, dont nous parlions tout à l'heure, éclairées, multipliées, fortifiées par l'Infini. ”
Source : Gallica

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