Résumé

Jean-Paul Belin L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

Notre amitié, c'est la rencontre de nos âmes souffrantes dans la même foi, la même espérance, et la même charité. C'est pourquoi rien ne peut atteindre notre amitié, puisqu'elle ne repose pas sur un attrait physique inconstant, mais qu'elle est faite de raisons surnaturelles. Rien, si ce n'est l'abandon volontaire de la collective ascension. Pas la mort, en tout cas ; au contraire — puisque la mort c'est l'ascension terminée, les risques de chute définitivement abolis, les raisons surnaturelles, dont nous parlions tout à l'heure, éclairées, multipliées, fortifiées par l'Infini.
Source : Gallica

Jean-Paul Belin L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

Mais parce qu'il l'aime, son arbre, il n'hésite pas ; et, un à un, il coupe, net, les rejetons. L'arbre gémit, la sève coule de la section fraîche comme le sang d'une plaie ; mais la greffe est sauvée.
« Ainsi pour couper court à nos déportements, Dieu nous envoie la maladie, l'infirmité, les épreuves multiples, tout ce qui ampute notre vie mondaine au profit de la vie de notre âme. Car il vaut mieux entrer dans l'éternité avec seulement un œil ou une main, avec un pauvre corps misérable que d'avoir un corps intact et vigoureux et de descendre, maudit, dans le feu qui ne s'éteint pas. »
Source : Gallica

Jean-Paul Belin L'apostolat d'un malade : Louis Peyrot et l'Union catholique de malades (1930)

Douce collaboration qui donnait à la maison ce ton de paix joyeuse.
Coiffé d'un grand chapeau de jonc, comme celui des pensionnaires, Peyrot se promène avec eux au jardin, et s'instruit, docile, sur les variétés de légumes, le temps propice aux semailles. Source de revenus, ce jardin était maintenant l'orgueil des Franclétiens ; on s'arrêtait inlassablement devant des semis ou des planches repiquées, et Louis qui jusqu'alors s'était intéressé plutôt à des travaux d'ouvriers, se découvrait une âme rurale ; les limaces qui engloutissent ses carottes naissantes le navrent.
Source : Gallica

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